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L' histoire de Isaac Bernard, le patriarche de la famille pestéloise et de sa descendance

 L' histoire de Isaac Bernard, le patriarche de la famille pestéloise et de sa descendance



Dans l'histoire de Pestel, les Bernard occupent une large place. Leur passé est intimement lié, si l'on revient à la case de départ de la commune, au stade embryonnaire de cette contrée balnéaire fondée vers 1776 par un Français du nom François Pestel. Ils étaient parmi les premiers à jeter les jalons pour construire ce village de Pêcheurs qui a inscrit son nom en lettres d'or dans l'histoire du pays. Ce fut alors les fils de Isaac particulièrement Isabella, Estezina, Anatole qui ont créé la première agglomération du bord de mer. En cette époque, il n'existait que deux rangées de maisons.

Incontestablement, les Bernard s'établissent à Pestel bien avant la fin de la colonisation française en Haïti. Les ancêtres de cette famille sont alors comptés comme parmi les Aventuriers Français qui sont débarqués à Saint Domingue dans l'unique souci de faire fortune. De toute vraisemblance, ils n'étaient pas de la première cohorte de Français qui y est arrivés et a pris d'abord possession des Iles Cayemittes avant de s'élancer sur la grande terre.

Dans la parentèle  de cette famille, un certain Jean Bernard dont on ne connaît pas la date de son débarquement sur les côtes haïtiennes et qu'il ne faut pas confondre avec un autre Jean Bernard, propriétaire à Verrettes est identifié comme celui de qui est venue toute la descendance. Les données puisées dans les archives indiquent homme était un riche propriétaire qui avait ses premiers établissements à Baradères. Ce fut la réalité à l'époque; il y avait toujours un va-et-vient entre ces deux communes limitrophes. 

Il aurait été blessé lorsqu'a eu lieu le combat opposant les Planteurs de la Grand'Anse aux Affranchis de Pestel à leur les Frères Lafond revendiquant l'application de la loi 04 avril 1792 établissant l'égalité entre les deux catégories privilégiées de la colonie. À l'hôpital de Plymouth, Canton situé à l'entrée nord de Pestel, où il reçut des soins pour ses graves blessures, il déclara aux soigneurs qu'il est un planteur des Baradères, selon ce que lit Didier Gilles dans une pièce portant la signature de Jean trouvée au moment de ses recherches. 

En plus, cet homme était un pêcheur, un propriétaire terrien non seulement à Pestel mais aussi à Corail. Instituteur, il fonda une petite école à Corail.

Jean, dès installation à Pestel, a rencontré Laurince, une femme de couleur, à laquelle appartient une grande partie de terres et une des neufs maisons qu'il y avait dans l'emcardère. Il s'est marié avec elle et lui a enfanté six (6) enfants dont le plus connu était Isaac qui devient plus tard notaire public.

Jean était le rare Français de la zone qui ne se réfugia pas à Louisiane après la bataille du 19 juin 1793 où l'armée de Rigaud a affronté celle dirigée par le Français Duperier. D'ailleurs, ce fut dans l'intervalle de ce temps où son fils Isaac est né. Il a poussé son premier vagissement vers 1796. 

En dépit que le pays est devenu indépendant, Jean y était resté pour vaquer à ses occupations. Mais il allait être assassiné en 1805 à Tibondye non loin de l'embarcadère de Pestel au momentde fuir la férocité de Jean Jacques Dessalines qui se trouvait ce jour-là à Corail, d'après certaines traditions familiales.

Peu de temps après la mort de son père, Isaac ,qui devient plus tard le patriarche de la grande famille pestéloise, en compagnie de sa mère et de ses frères et sœurs se réfugia en France. La tradition familiale rapporte qu'il est revenu peu de temps en Haïti pour venir prendre possesion des biens de son père dont le terrain où son père avait fait l'acquisition entre les mains de Mabilais, un autre Français. 

Sur le bateau qui le transporta dans le pays, il rencontra alors une jeune fille des Cayes pour qui il est tombé amoureux. Arrivés dans le pays, ils se sont séparés. Un jour, il décida d'aller la voir; arrivé à Tiburon, un corsaire espagnol intercepta son boat. On l'emmena à Cuba. Ce fut après onze ans passé là-bas qu'il retourna au pays. 

Dès son retour, il fit connaissance avec toutes les filles à qui il eut toute sa progéniture. Il avait enfanté entre 20 et 30 enfants. Et de sa progéniture naissent toutes les autres générations des Bernard et l’ascendance de toutes les grandes familles de Pestel. 

Dans sa lignée descendante, on note plusieurs noms. On mentionne avec Marie Thérèse Elisca Dubosse, une famille aristocratique de Jérémie, à qui il est marié, il avait donné naissance à cinq enfants. Leurs noms étaient Estezina, Isabella Marthe, Evelina, Beaubrillant, Anatole. Avec une femme noire dont le nom n’est pas révélé dans les sources consultées, il avait deux enfants. Clotide Salès lui a enfanté  : Lizaire, Duvermond, Allies, Volmar, Mesilas, Joseph Léon Emosan (1833-1869), un des chefs des piquets de la commune qui deviendra plus tard l'époux de Marie Félicité Cayemitte mère de Louis, Ney Gilles tous deux sénateurs de la république, une famille aristocratique de Jérémie. Son autre femme, c’était Joséphine Laclotte; elle lui a enfanté 8 enfants : Jean Baptiste Leonidas (1828-1850), Louis Nozamab, Ersulie, Osias, Hortencia, Théagène, Elisabeth. 

Isaac légua presque toute sa fortune à Anatole, le dernier fils de son épouse. C'était lui qui offrit en mariage ses sœurs étant donné que Baubrillant revenant faire ses études en France n'en accorda pas trop d'importance. Jaloux de lui pour ses biens, Anatole s'est donné une balle après avoir annoncé à ses proches qu'il laissa Pestel. Quant à Beaubrillant, il est mort poignardé à la suite d'une séance de plaisanteries avec Joseph Guerrier, son voisin, mécontent de cela. On doute qu'il ait laissé des enfants.

Après avoir marié ses sœurs, il s'est offert en mariage à Virginie Dijon, cette famille aristocratique d'origine de Petit Trou des Nippes. Avec elle, il a enfanté Pierre Fernand qui a laissé ses traces dans l'histoire de la commune pour avoir pris plusieurs engagements. Il fut au côté de Jean Charles Dubrincourt Lesperance un des commandants des rebelles contre l'occupation américaine. Marié avec sa cousine Cérès Dijon, il a enfanté six enfants dont Franklin, Renée et Esther.

Tandis que Plus tard verront naitre de l’union d’Isabella Marthe Bernard d'abord femme de l'un des fils des Despines de Jérémie avec Smanazar Alcegaire deux filles; il s’agit de Clorinde Alcegaire qui épousera Etienne Laplanche et Louise Alcegaire qui aura Louis Delorme Gilles pour époux. 

Evelina Bernard quant à elle avait partagé sa vie avec Lazile Voltaire pour qui elle a enfanté Fleurimonde Voltaire. 

Dans la lignée descendante de cette famille, on connaît également Lizaire, Duvermond, Aliès qui aurait assassiné à Baradères durant l'épopée de Lysius jeune Salomon dans la Grand'Anse, Hermane, Oreste, Gambetta aide de camp du président Tiresias Simon Sam, Prézeau, Pelissier qui fut député de Pestel (9 avril 1896-4 avril 1899 & 21 déc. 1902-2 avr. 1905), Joseph Léon Morama Bernard, fils de Emosan, qui fut commerçant et agent de la poste aux lettres à Aquin, nommé Peseur à la douane de cette même sous la présidence de Tonton Nord (1902-1908) élu en 1905 puis réélu en 1908 député de cette commune. Son fils Jean Charles Leonce a occupé plusieurs postes dont celui du portefeuille Secrétaire d'État de l'intérieur sous le gouvernement collégial de Franck Sylvain (6 avril – 20 mai 1957) et ensuite sous la présidence du gouvernement très éphémère de son compatriote Daniel Fignolé (25 mai - 14 juin 1957). Toujours est-il, il y avait Léonidas Bernard (fils d’Isaac Bernard et de Joséphine Laclotte), Bazelaiziste de conviction, occupa à deux reprises le poste de député de la commune (30 juil. 1873- 14 mai 1874 & 15 mai 1879-janv. 1882).

Plus tard verront naître d'autres générations tels Lyonel Président de la Cour des Comptes, Robert ED'H, Evelyne sénatrice de l'ouest, Jacques, directeur exécutif du CEP qui ont brigué de hautes fonctions au sein de l'administration publique et privées.

Et de cette famille sont nées d'autres personnalités d'un autre patronyme qui ont fait la fierté de Pestel tant en Haïti qu'à l'étranger. On a titré d'exemples Daniel, Jean Fignolé, Ney Delorme, Louis Delorme Gilles, Max, Étienne Laplanche, Nathan Alcégaire, Dr Ronell Gilles, Antoine Gilles.


Sources: Fernand Bernard, Didier Gilles, Men Kontre de Missly Gilles

James St GERMAIN@Tous droits réservés 












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