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Mes souvenirs de mon frère Alix Gilles, de Pestel et de Corail ( extrait)

Mes souvenirs de mon frère Alix Gilles, de Pestel et de Corail ( extrait) 



Nos Vacances à Corail et à Pestel


Avec le temps, les souvenirs des années passées à Jérémie se sont fondues avec ceux  de nos corvées journalières comme la mémorisation des textes à réciter le lendemain matin ou les devoirs à faire à la maison, le cirage des chaussures que nous faisions à tour de rôle le mercredi et le samedi. Avec le temps, ces souvenirs ont perdu une grande partie de leur charme et de leur originalité. En revanche, nos vacances à Pestel ont gagné un tel relief qu’elles sont devenues pour moi une porte ouverte sur le rêve et l’évasion. 


Étant donné qu’il n’y avait pas de liaison directe entre Jérémie et Pestel par terre ni par mer, ce voyage d’une soixantaine de kilomètres était une véritable odyssée qui se faisait par étapes : Beaumont, Corail, Pestel. Le lundi, vieille du jour de marché à Beaumont, les frères Doy et Jean Claude Simon, Alou et moi prenions place d’habitude dans la camionnette du spéculateur en denrées Fritz Allen, avec Gérard Laguerre au volant; nous ferons plus tard le voyage avec Antoine Verrier. À Beaumont, le dépaysement commence dès que nous entrons dans la maison de l’oncle Attila Pierre. L’air est le plus frais et humide, et le marché, en préparation pour le lendemain, ne ressemble en rien à ceux de Marfranc et de Moron que nous connaissons bien.


Déjà, on procède à l’abattage du bétail, et les ventes commencent. C’est là que je découvre, dans les années 1950, la cervelle de bœuf dont mon ami Doy, à l’imagination débridée, m’avait tout vanté les délices. Nous passons la soirée en compagnie de la tribu des Pierre, des Wèche, des acheteurs venus de Corail, de Trou-Bois et même de Camp-Perrin dans le camion de Margron, réputé pour son expérience des mauvaises routes. Le mardi, après une agréable journée passée à parcourir le marché, nous rentrons à Corail pour retrouver la mer et renouer avec les douleurs de l’été. C’est aussi l’obligatoire tournée des oncles Clément Pierre et Dutesse Simon, des notables comme les Brice, les Edmond, les Clérié,les Lamour, les Jacquet, les Papillon, les Narchet, les Janvier. 





Le mercredi matin, il faut déjà faire les arrangements avec le propriétaire du voilier qui nous emmènera à Pestel le vendredi en soirée, « à l’heure où se lève la brise de terre ». Voulant entretenir la surexcitation dans laquelle il a plongé Alou et moi, Doy nous parle sans arrêt de la magie de la traversée Corail-Pestel par le yacht Orca, par le type de voilier dénommé Bay que nous allons prendre et par les pirogues rudimentaires appelés Bwa-fouye, qui sont très bonnes aussi.


Pour entretenir chez nous la bonne humeur et la foi en lui, Doy nous promet même de nous accompagner. C’est ainsi que nous appareillons le surlendemain sur le coup de 10 heures du soir et que nous quittons la baie le plus rapidement possible. En quelques mouvements de godille, l’embarcation avait donné dos au port et partait à l’assaut du large. La sensation d’un bay qui piaffe sans relâche et coupe les vagues est un vrai bonheur pour les enfants de la côte. Mais ici la mer est calme et on a ce soir-là l’impression d’être sur un lac. Du moins dans mes souvenirs. Au bout d’une quinzaine de minutes, la brise de terre nous pousse à une telle vitesse que notre timonier nous promet d’accoster à Pestel avant 1 heure du matin. Mon jeune frère sourit, mais n’a pas l’air convaincu. Je l’observe à la dérobée, car je sais qu’il connaît moins la mer que moi et qu’il n’a jamais été attiré par le canotage. 


Soudain, le vent tombe et, notre enthousiasme de jeunots partis à l’aventure sans la moindre expérience. Avec mes réflexes actuels de canadien, je me permets d’ajouter: personne n’ait pensé à nous demander si nous savions nager! Assis à cheval à la proue du voilier, les pieds pendant vers l’eau, un moussaillon d’une douzaine d’années siffle à perdre haleine pour appeler le vent et nous demande de l’imiter. Alou, Fédo Bernard, Lekit, Guy-Marie, Michel Fignolé et moi avions toujours fait cela dans le quartier en «filant» nos cerfs-volants, mais nous n’avions jamais pensé une seule fois que cela se faisait aussi en pleine mer. 


L’effort étant vain, le moussaillon prend son lanbi et y souffle de toutes ses forces, s’arrêtant de temps à autre pour chanter: van vini, van vini ! (Reviens, le vent, reviens!). De la guerre lasse, notre timonier recourt à la mesure extrême: « aux rames, les enfants!» Empoignant de ses mains calleuses une longue rame qui traînait à nos pieds, il retourne à la poupe et, d’un geste vif, se met à godiller de toutes ses forces. L’embarcation paraissant immobile, chacun d’entre nous doit se mettre au travail. Mon jeune frère s’immobilise le premier, mort de fatigue et ayant en plus mal aux bras. 


Quant au fin diseur Doy Simon, il tiendra un peu plus longtemps, mais après avoir seulement fait semblant de ramer. De mon côté, le peu d’endurance acquis dans l’haltérophilie avec Joe Bontemps et à la rame avec Jean Claude Samedy et Jean Arthur Rouzier me permet de tenir une dizaine de minutes de plus. Le désespoir s’empare alors de la petite troupe qui avait embarqué dans l’enthousiasme à Corail et, après un long silence, chacun s’endormît malgré la faim, la soif et l’inconfort de la posture. 


Il devait être près de 3heures du matin quand le vent se remit à souffler et que le voilier put reprendre sa course. Cette traversée de quelques heures dura cette fois-ci une nuit entière durant laquelle nous eûmes pour seule boussole une étoile conduisant droit au clocher de l’église Saint-Joseph. Fort heureusement, l’obscurité de la nuit était atténuée par un croissant de lune qui nous accompagna jusqu’au lever du jour, et il n’y eut pas une seule goutte de pluie. Nous étions néanmoins désespérés par la lenteur du voyage et l’inconfort des bancs à notre arrivée à Pestel où Tonton Ney, le père d’Alou, avait dépêché deux de ses aides pour nous attendre au débarcadère. En un clin d’œil, toute la ville était au courant de notre arrivée et nous souhaitait la bienvenue.


Si Emanus Janvier a donné une longue descendance qui compte descJanvier, des  Décoste, des Bellevue, celle de Tonton Ney est tout aussi impressionnante. Et comme nous arrivons pendant les vacances d’été, nous tombons en plein dans des réunions de famille qu’on ne reverra qu’à la Saint-Joseph en mars de l’année suivante. Antoine Gilles, l’équivalent de Gérard Pierre à Corail m’embrasse comme le faisait mon père. Je revois avec joie Hermanne, l’aîné de la famille, les sœurs aînées que j’appelais comme Alou Ma sœur-Va, ma Sœur-Gia, Ma Sœur-Ja, les futurs époux de Marcel Piquant, Max Laplanche, Jean Bernard, etc. 


Après un copieux déjeuner à l’igname et à la morue, ce fut, comme à Corail, la visite des notables: Tonton Loulou, l’ex sénateur, et son épouse Man Yise, Tante Lélia et Francklin Bernard, Néker et Mège Fignolé, les Laplanche, les Piquant, les Joseph, les Lemite, les Alcégaire, ect. 


Bien que ce soit la morte saison, la ville regorge de monde en cette journée du samedi. Je m’éclipse un moment et je file chez Tonton Ney pour une bénéfique sieste de quelques heures. À mon réveil, le va-et-vient des passants a fait place aux conversations et commérages des vendeuses ambulantes qui remontent la colline pour retourner chez elles. Par-ci, par-là, on entend un guitariste solitaire qui semble se préparer pour une sérénade; les plaisanteries et éclats de rire des joueurs de cartes, de damier ou de dominos installés sur les galeries et insensibles aux bruits de la rue. 


Je succombe sous le charme de Pestel qui ne ressemble à aucune des villes de l’autre versant de la Grand’Anse, Moron, Dame-Marie, Anse d’Hainault. Le soir, les notables s’attablent endimanchés pour jouer à la bête, très ancien jeu de cartes où les parties se déroulent en français. Je les regarde jouer et j’entends sans trop comprendre ce qui se passe sur la table :

  • deux 
  • Trois 
  • Quatre 
  • Je suis ( on m’expliquera après coup que c’est le verbe suivre, et non le verbe être)
  • Je passe.
  • Au suivant 
  • À vous de jouer, Franklin!
  • J’ai besoin de 10 barres et de 5 jetons.

On se croirait aux Antilles françaises ou au 17è siècle. Valère-Cécil m’a affirmé avoir été le premier à s’attabler en bras de chemise chez Agnus Alexis à Jérémie pour jouer à la Bête. C’était en 1962 ou 1963.


Pendant qu’Alou et moi conversons avec les sœurs et frères aînés et les amis venus nous saluer, la nuit est tombée sur Pestel. Chacun sort sa lampe de poche au moment de quitter la maison, car l’obscurité est complète ici à cette heure tardive. Nous sommes de nouveau morts de fatigue et nous montons nous coucher. Doy est reparti pour Corail, mais nous sommes bien entourés. Tonton Ney nous ayant envoyé deux magnifiques chevaux, nous partons de bonne heure le dimanche pour je m’y perche, la coquette résidence accrochée à flanc de coteau dans les hauteurs de Jean Bellune.


Naturellement, un grand nombre des souvenirs de cette première chevauchée se sont estompés ou modifiés au fil des décennies. Je garde toutefois un souvenir très précis de cette nature luxuriante que nous avons traversée du départ de Pestel à notre arrivée; de la chaude simplicité avec laquelle les paysans se saluaient ou répondaient à nos Bonjou Mesye yo! Bonjou Medam ; de la vitesse à laquelle nos chevaux ont escaladé les longues pentes conduisant à je m’y perche.


Arrivé là-haut, c’est l’extase. En franchissant le portail, on se rend compte que l’on entre dans un autre monde. La création d’un gentleman farmer qui a le sens du beau, du grandiose, de l’amitié, de l’hospitalité. Tout semble avoir été conçu à je m’y perche pour le plaisir de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, pour le plus grand bonheur du maître de céans et de ses visiteurs: la véranda qui surplombe la cour, la vue imperméable sur l’horizon, les Cayemittes, le chant des oiseaux multicolores qui volent d’arbre en arbre, le parfum des arbres et des plantes formant ce décor de rêve. Par temps clair, la vue s’étend jusqu’au Nord-ouest du pays et, certains soirs, on peut même voir les lumières de Cuba. 


Tonton Ney nous accueille dans sa tenue habituelle de cow-boy des Tropiques :,lunettes rutilantes, chemises manches longues à carreaux, jeans mettant en relief son imposant physique de colosse, bottines reluisantes comme si elles sortaient du magasin. Il nous serre dans ses bras avec toute l’affection du patriarche s’épanouir. Le café est fort, dégage un arôme qui enivre presque. Yoland et Loulou ne tarderont pas à nous rejoindre et contribueront à faire de ce premier séjour à je m’y perche un souvenir indélébile.


Je suis retourné plusieurs fois à Pestel par la suite, mais le plus long et peut-être le plus agréable séjour à je m’y perche sera avec Yoland en 1961 durant la longue grève des étudiants contre François Duvalier. Ancien sénateur de la république connu pour son appartenance au courant Clément Jumelle, Tonton Ney menait dans ce refuge idyllique la vie du retraité exposé tous les jours aux manigances, eux calomnies et aux dénonciations des adversaires et des envieux.


Maniant le fusil de chasse avec autant de dextérité que la plume, il m’emmena plusieurs fois à la chasse au ramier et me fit même faire quelques essais qu’il jugea excellents; j’avais omis de lui dire que j’avais fait mon apprentissage très jeune au fusil à plomb Benjamin et que j’étais déjà déjà assez bon. Bref, j’étais ravi de galoper dans son sillage, à travers les sous-bois pittoresques des environs et surtout de m’embusquer avec lui dans les coins où il épiait d’habitude le petit gibier.


Ah quel plaisir ! La seule vue du fusil Saint Étienne à balles et à cartouches qu’il avait importé de France et qui paraissait toujours flambant neuf déclenchait chez moi une fascination. Et il fallait le voir tirer des oiseaux au vol, lancer une pierre dans un feuillage pour en faire sortir les ramiers endormis et en abattre plusieurs avec une seule cartouche. J’étais à la fois ravi par ses prouesses et fier du papa d’Alou, devenu aussi le mien!


Ces plaisirs sont malheureusement bien passagers… La dernière fois que j’ai revu Tonton Ney, c’était en 1982, pendant la guerre des Malouines, entre l’Argentine et le Royaume-Uni de Margaret Thatcher. Notre ancien sénateur féru d’histoire et encore imprégné du slogan de Monroe « L’Amérique aux Américains » ne pouvait pas digérer que les Américains ne fassent rien pour empêcher « ces actes de brigandage du colonialisme anglo-saxon sur le continent ». Il en était profondément peiné et me demandait, impuissant et désorienté, où allait le monde.


Ce soir-là, il avait interrompu sa partie de la bête pour converser avec moi, et nous étions restés plus de heures ensemble. Il m’a alors rappelé la contribution de son père, Delorme Gilles, qui fut commandant de la place dans le dernier quart du 19è siècle, et de ses fils dans la vie parlementaire et politique du pays. Il me rappela à cet égard avec une évidente fierté que Delorme Gilles avait donné trois parlementaires à la République : Jules Marc, dont le gouvernement Estimé aurait volé la victoire aux urnes au profit de Franck Legendre à l’élection complémentaire de 1948; son frère Louis D. Gilles, qui fut député de la deuxième circonscription de Jérémie en 1930, membre de l’assemblée nationale constituante en 1932 et signataire de la constitution adoptée cette année-là ; lui-même Ney D. Gilles, qui a été sénateur de 1950 à 1956. 


Je garde également un souvenir vivace de la conversation à bâtons rompus que j’ai eue ce soir de 1982 avec le vieux routier de la politique haïtienne qu’était Tonton Ney. J’étais alors un vacancier dans la jeune quarantaine qui, sans s’en rendre compte, faisait d’images et de témoignages pour la prospérité. 


La présence des descendants de Delorme Gilles aux parlements haïtiens se poursuivra avec l’élection de Yoland comme député de Corail -Pestel en 1984, puis de Louis Ney D. ( Ti Loulou) comme sénateur de la Grand’Anse en 1991 sous la bannière du MIDH, le Mouvement pour l’Instauration de la Démocratie en Haïti. De son côté, Antoine a été élu membre de l’Assemblée nationale constituante en octobre 1986 et il figure à ce titre parmi les signataires de la Constitution de 1987, ratifiée par le référendum et qui suscite aujourd’hui tant de controverses. 

 Pp 44-55


Une dernière anecdote de Pestel 


J’ai un faible bien connu pour les personnages pittoresques qui égaient le quotidien des villes de provinces en Haïti. À Jérémie, il y a eu de mon temps Polemon, Maròz, Amerik, Ayenkwen, Anatigode et une kyrielle d’autres. Aux Abricots, il y avait Anakreyon. À Pestel, mon favori s’appelait Delorme. À ma dernière visite à Pestel, en 2982, je le voyais partout, son brisak suspendu à son épaule gauche et toujours entouré d’une meute de badauds. 



Ce matin-là, le Mischief, le yacht d’un blanc immaculé de Jean Claude Fignolé, était attaché au débarcadère, où se pressait une foule de curieux. Au Centre de cette multitude un homme qui fait rire tout le monde dès qu’il ouvre la bouche. C’est le fameux Mèdelòm. Il répond avec à-propos aux quolibets des jeunes qui l’entourent, et c’est chaque fois le délire. Soudain, il s’exclame:


  • Jan-Klondike gen lespri Wi, se lajan li pa genyen ! ( Jean Claude a pour lui l’intelligence. Tout ce qui lui manque, c’est un peu d’argent)
  • De ki Jan-Klod w ap pale ( De quel Jean Claude tu parles ?) demande une voix ? Jan-Klod Fyole ou Jan-Klod Divalye ? ( Jean Claude Fignolé ou Jean Claude Duvalier?)
  • Ou tou wè se Jan-Klod Fyole m ap pale ( tu vois bien que je parle de Jean Claude Fignolé), répond-il du même souffle !)

Si m t ap pale de lòt Jan-Klod la, men ta di : Jan-Klod gen lajan se  lespri li pa genyen. ( si je voulais vous parler de l’autre Jean Claude, j’aurais dit qu’il a de l’argent, mais pas un pouce d’intelligence). 



À ces mots, le wharf se vide. De la cabine de pilotage, le kaptenn Julio, l’homme au skidoo, met son moteur en marche, donne l’ordre de lâcher les amarres, fait demi-tour et fonce vers les Basses. Pendant que je regarde le Mischief entrer dans les eaux bleues de la région, je me surprends à me demander de temps à autre s’il y avait dans tout le pays sous François Duvalier un seul citoyen assez fou pour prendre le risque de faire un tel commentaire sur le chef suprême…


Sacré Mèdèlòm! Par la magie de ton humeur et ton sens de la répartie, tu es devenu dans mon imaginaire un symbole de l’esprit frondeur du pestelois et une sorte d’icône irremplaçable! 


Pp 62-65


Extrait du livre d’Eddy Cavé, De mémoire de Jérémien en pensant aux amis disparus 


Préface de Jean Florival, Tome II, CIDIHCA, éditions Pleine Page 

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