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Quand nos aînés nous parlent de la St-Joseph

Quand nos aînés nous parlent de la St-Joseph 



Avec le temps, la St Joseph n’a plus le même charme; il y a de moins en moins de personnes qui partagent un grand envoûtement pour cette fête. Elle n’a pas drainé autant de pèlerins. Il y a mille raisons pour cela. 


Des  Pestelois qui restent attachés à l’ambiance qui régnait dans le temps au temps de la St Joseph reviennent sur des moments forts qu’ils ont vécus pendant cette période. Ils  ont à l’esprit l’ambiance heureuse qui ont marquée leur vie. C’était pour eux une époque où l’on pouvait vivre et croquer la vie, sans peur ni frayeur. Disons-le, C’était la belle vie !


Au gré du souvenir de ces personnes là, la St Joseph était autrefois le plus grand moment des retrouvailles. il n’y  avait pas moment aussi festif  qu’a connu la communauté. C’était la commune qui se mobilisait pour rendre grandiose la fête. C’était un moment hors commun on ne peut plus pendant lequel tout le moment se préparait depuis environ un mois pour cela. Des Pestelois en dehors de Pestel se faisaien de la bile en  pensant aux  plats friands,au  verdure du bourg, au  bleu et à la tranquillité de la mer, à la couleur rouge du sol, au rythme du troubadour, ou à tout ce qui leur manquait. On s’empressait ou se bousculait pour le bon air du bourg qui leur a tant manqué. 


La St Joseph était un moment inconditionnel. Pestel était en ce moment comme la Mecque en temps de Ramadan  tant il y avait passion et motivation du côté des Pestelois à rentrer chez eux. 


La motivation était tellement forte chez les jeunes de Pestel scolarisés à Jérémie ou à Camp Perrin, ils n’avaient pas peur de prendre la route à pied.  Le trajet leur a souvent duré deux jours lorsqu’ils  ont emprunté la route à pied. Ils  ont dû marcher plusieurs kilomètres à pied pour ne pas manquer à cet événement  qu’on connaît une seule fois pendant l’année. Quand il y a chevaux sur place, ils ont pris la route à leur dos pour rentrer dans leur alma mater. 


 La plupart d’entr’eux  se faisaient accompagner de certains de leurs amis. Ils  ne se sont pas même souciés  du soleil qui battait en certains endroits sur leurs têtes. Toute leur motivation était de regagner Pestel. 


Quand ils  ne prenaient pas la route à pied, ils  se sont embarquées sur un voilier qui allait traverser plusieurs bras de mer dangereux. Ils ont même oublié  Pattes Larges où il y a eu des naufrages qui ont fait pleurer toute la ville.


On trouve aussi cette motivation chez  les jeunes qui se trouvaient du côté de Camp Perrin ou des Cayes. Il faut qu’ils s’en aillent pour aller fêter leur saint patron. 


Depuis à Jérémie ou à Camp Perrin, ils  ont fait la planification de leurs activités. Ils ont tout apporté pour rendre la fête réjouissante et attrayante. 


Aussitôt arrivées, fatiguées certes, elles ont pris part à des soirées festives. Elles vont danser au rythme des troubadours ou  des bals. Elles ont gardé à l’esprit les activités chez Madame Laurent où Didine organisait pour le bien-être de leurs pairs.  On a fait venir parfois des mini  groupes musicaux de Jérémie pour faire régner une ambiance appropriée en la circonstance. 


Le lendemain, c’était les kermesses qui ont suivi les messes d’action de grâce. 


Pour les soirées, les filles ont emporté  les plus belles robes question de se faire tirer à quatre épingles. 


D’aussi loin que se souviennent certains Pestelois, Pestel accueille  plusieurs dizaines de pèlerins venant de Jérémie, de Corail, de Camp Perrin, des Îles Cayemittes, des Baradères, de Beaumont ou des Basses voire de Petit Trou des Nippes. 


C’était aussi l’occasion pour des pèlerins de découvrir le relief de la ville, sa beauté et sa douceur ainsi que l’hospitalité des gens. 


Ils se souviennent d’énormes choses encore comme l’affluence de gens  venant des 5è, 4è, 3è, 2è et 1re qui se bousculèrent pour rentrer dans le bourg afin de prendre aux retrouvailles  et qui ont  afflué  Devan Legliz. 


De nos jours, il manque beaucoup d’ambiances à la fête. Cela nous paraît fade tellement il n’y a pas l’air festif. On ne garde que la gaguère comme activité phare. On voit de moins en moins la portée récréative de la fête, sans compter la grande affluence dont on nous parle qu’il y avait dans le temps. 

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